Ecoute-moi bien tendre oiselle
! Ce soir, un bol de lait suffira. J'aime
à préparer ce qui est bon pour le rendre meilleur, à
embellir le banal à force de subtilités épicées.
Tu vas venir auprès de mes fourneaux, je vais t'apprendre de
succulentes recettes.
Pour t'arranger, je n'ai
que l'embarras : farcie, à l'écarlate, ou à la
broche, sur le gril... Mais avant, il faut que tu mijotes, que tu macères,
que tu te confises. Quand tu auras bien mitonnée, quand tu n'auras
plus d'amertume et que j'aurai relevé ton arôme, tu seras
à point.
|